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POZ n°76 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par l'équipe de rédaction   
Jeudi, 27 Septembre 2012 10:12
Septembre 2012 / Newsletter 76

 

 

Édito

Les nouvelles de l’OZ
- Ultimate Z 2012
- Enquête à Bugarach

Actualités
- Des ovnis à Chambéry ?
- Apollo 17 : qui tient la caméra ?

Dossiers
- L'énigme du Graal et le principe de parcimonie

Copinage
- La rentrée du CorteX

Culture et Zététique
- Quatre nouvelles « chandelles » chez Book-e-book
- Petites expériences extra-sensorielles

Agenda
- Réunion mensuelle de l'Observatoire zététique
- Colloque du Gemppi : « Dérives sectaires : guérisons et promesses illusoires... »

 

 

ÉDITO

 


Deux femmes sont assises l’une en face de l’autre autour d’une table, sur laquelle trône une boule de cristal. La voyante, nerveuse, tripote son jeu de tarot, alors que sa cliente, une très belle jeune femme, scientifique de métier et écrivain à ses heures perdues, fume calmement.
«… Je ne crois pas à toutes ces histoires, dit la cliente.
- Pourtant vous les écrivez, objecte la voyante.
- … Écrire me permet de croire l’espace d’un instant que j’exerce un certain contrôle sur la vie et les évènements qui la composent… Probablement pour me rassurer. Vous, vous ne contrôlez rien.
La voyante retourne alors une carte sur la table.
-  Je vois que l’avenir vous fait peur.
- Je croyais que les voyantes racontaient n’importe quoi…, sourit ironiquement la jeune femme.
- Qu’attendez-vous de moi au juste, puisque quoi que je vous dise, il me semble que vous ne le croirez pas !
- … Vous savez, écrire procure un plaisir délectable. On manipule les personnages et on tourne les situations de manière à les rendre compatibles avec notre humeur du moment. Il m’est déjà arrivé d’écrire plusieurs fins à mes histoires.
- Mais chacune d’elles a une signification particulière…, déclare la voyante.
- Vous ne risquiez pas grand-chose à l’énoncer ainsi, souligne la cliente, mais oui, en effet. Parfois, c’est pour me confronter à de vrais questionnements, et d’autres fois pour savourer le bonheur d’une happy end. Mais je crois qu’en général, dans mes livres comme dans la vie, au final c’est toujours ce qui doit se passer qui arrive.
- Pourquoi alors vous ne répondez pas à vos questions existentielles de la même façon que lorsque vous écrivez ? demande la voyante.
- J’écris plusieurs fins, ce qui signifie que je ne sais pas grand chose sur ce qui doit arriver.
- Vous ne cherchez pas des réponses, mais vous en cherchez le sens, tente la voyante.
- Car ce sens détermine celui de la vie, mais ce sont les actes qui conditionnent cet avenir.
- Pourtant ce n’est pas pour trouver un sens à votre vie que vous êtes ici, comprend la voyante.
- Pas du tout, en effet ! répond la cliente, avec un sourire.
- Vous êtes là pour moi. Pour décider comment cette histoire, que vous écrivez, va finir !
- Faut-il ou non croire ce qu’on souhaite entendre lorsqu’on vient vous voir ?...
- Je ne peux pas vous aider. J’ignore si ce que souhaitent les gens est ce qui doit arriver. Je leur dis ce qu’ils veulent entendre ou parfois même ce qu’ils redoutent, mais jamais je ne sais si c’est ce qui va réellement arriver.
- Alors vous êtes une sorte d’écrivain, qui manipule non pas des personnages, mais des clients et vous interprétez les évènements au lieu de les objectiver. Vous êtes donc comme moi, vous méconnaissez l’avenir.
- Je n’ai pas de certitude, tout comme vous, admet la voyante. Mais qu’il nous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le doit… Il me semble que c’est plus facile d’accepter les choses comme cela.
La très belle jeune femme regarde se consumer lentement la cigarette qu’elle tient délicatement entre son index et son majeur. Ses yeux sont plongés dans ses plus profondes pensées.
- Vous est-il déjà arrivé, demande-t-elle, de recevoir des clients que vous n’aviez pas revus depuis leur première visite et de voir dans votre boule de cristal tout autre chose que ce que vous leur aviez prédit à l’époque ?...
La voyante soupire.
- Vous êtes quelqu’un d’idéaliste…
- Pas vous ? sourit la jeune femme, marquant une pause. Je reste convaincue que rien n’arrive sans raison. Je produis des pages d’alignements de caractères qui ont une signification pour seulement quelques personnes, des scientifiques, et sans grande importance en soi. Pour moi, la littérature scientifique n’a pas d’âme et il ne peut rien en ressortir de créatif. Ce n’est pas sa fonction. Le scientifique continue à se méconnaître et à se nier, jusqu’à restreindre inéluctablement les limites de l’imagination. Aujourd’hui, en écrivant cette histoire, je me suis donnée le temps d’une légère réflexion.Il n’en sortira rien d’autre que je continuerai certainement d’écrire. Il ne sera plus vraiment question du sens profond des choses, mais davantage de ce qui est plus ou moins démontré scientifiquement. Du coup, vous comprendrez que vous ne m’êtes plus d’aucune utilité…
- Qu’est-ce que vous voulez dire ?
- Vous finirez par ne plus rien voir dans votre boule de cristal…

La très belle jeune femme ne l’était plus vraiment. Sa cigarette s’était éteinte. Elle s’était levée et postée juste devant la fenêtre, mais elle semblait avoir beaucoup vieilli. Les cloches d’une église sonnaient. Elle savait qu’il était trop tard. Les voies du destin lui avaient fait prendre d’autres chemins. Elle s’était retrouvée là par hasard, plutôt que par sa propre volonté. Elle n’avait pas voulu vieillir si vite.
- Je ne vois plus rien…, se désespérait la voyante.

- Personne n’a le pouvoir de voir dans le futur. Mais si on pouvait écrire le script de sa vie… »


Virginie B.



LES NOUVELLES DE L'OZ


Ultimate Z 2012

Drôme, juin 2012, un rassemblement non déclaré à la préfecture : c’est la 7ème université d’été de l’Observatoire zététique, avec des personnes de l’AMZ (Association Marseille Zététique), du labo zététique de Nice, de Toulouse, Paris, Lyon, territoire de Belfort, Chambéry et Grenoble.

Le vendredi soir a commencé, après un gros apéro de bienvenue bien sûr, par une enquête du détective Nicolas Vivant sur Notre dame de la Salette… régulièrement interrompu par un éclairage historique de notre président tout puissant, Éric Déguillaume.
Le samedi a débuté avec un résumé de la situation autour du film « Le mur » par Jean-Louis Racca, puis une présentation sur l’évolution biologique par Céline Petit-Jean, présidente de l’AMZ, elle aussi toute puissante. Neset Mandi a complété sa trilogie de la boite à outils de la zététique. L’après-midi, à l’heure de la digestion, difficile forcément, un exposé sur la critique de la critique de l’astrologie par Serge Bret-morel nous a amené à découvrir un univers quasi anachronique.  Entre différents ploufs dans la piscine nous avons eu une conférence sur les peu connues momies extraterrestres de Cuzco par Frédéric Bachelier, une autre du fidèle Nicolas Gauvrit sur les statistiques inférentielles, histoire de nous faire comprendre qu’il est meilleur que nous en math et que les statistiques sont un outil essentiel de l’analyse zététique, puis sur la synesthésie : concept suffisant ou non nécessaire par Virginie.
Un formidable « Questions pour un champion » organisé par Virginie a accompagné un apéro.
La soirée du samedi a été le théâtre d’un traditionnel et affligeant concours de mauvaise foi. Mais un moment qui permet de réviser les erreurs de raisonnement, et arguments fallacieux.
Le dimanche matin, le sommeil et les haleines fétides piquaient les yeux, mais on a quand même écouté Franck Villard, Monsieur Secte, pour discuter des lieux communs sur les sectes, puis Jean-Pierre Luaut nous a fait un brillant exposé historique sur l’interprétation psychanalytique du syndrome de Capgras.
Bref le programme fut très divers, enrichissant, amusant, stimulant et surtout l’essentiel était de rencontrer des personnes qui essayent, parfois seules dans leur coin, de faire découvrir l’esprit critique.
Si avec ça, vous n’avez pas envie de participer l’année prochaine…


Éric Bevillard




Enquête à Bugarach

Bugarach, un petit village de l'Aude, d’à peine 200 habitants, aujourd’hui mondialement connu pour être le seul lieu censé échapper à la fin du monde prévue, d’après le calendrier maya, le 21 décembre prochain.
Un village, à en croire les différents reportages et articles de presse, assailli par des illuminés en tout genre.
Des tarifs immobiliers qui flambent. Un maire inquiet à l’approche de l’Apocalypse annoncée, qui songe à faire appel à l’armée pour contenir la probable invasion.
Une montagne, le Pic (ou Pech) de Bugarach, censée abriter une base souterraine extra-terrestre ;  une montagne sous haute surveillance, interdite, parait-il, au survol des avions du fait de son puissant magnétisme.
Un lieu auquel on accèderait par une étrange forêt peuplée d’esprits et de « gardiens », en suivant  un sentier balisé de mystérieuses « portes »…

 

L'OZ ne pouvait rester insensible aux sirènes de Bugarach. Trop tentant. Quatre de ses membres ont donc décidé de faire le déplacement. Leur enquête sera disponible prochainement sur notre site.
En attendant, en guise d'amuse-bouche, nous vous proposons ce petit teaser.


Franck Villard

 

 

ACTUALITÉS


Des ovnis à Chambéry ?

« Des Ovnis dans le ciel de Savoie ? », c'est le titre que nous avons eu la surprise de découvrir sur le site du Dauphiné Libéré le 5 août 2012.

De nombreux habitants de la région de Chambéry auraient observé des phénomènes aérospatiaux étranges dans la nuit du 28 juillet 2012 autour de 22h.

Dans cet article, plusieurs témoignages attestent de l'aspect mystérieux du phénomène : « d’étranges points lumineux figés dans le ciel », « des lumières rouges et oranges descendues du ciel, en formant un « V », qui ont disparu à la vitesse de l’éclair derrière les montagnes », « une sorte d’anneau lumineux orange qui scintillait derrière les nuages ». Les témoins expliquent qu'ils ne voient pas quelle explication rationnelle pourrait rendre compte de ce qu'ils ont aperçu, et plusieurs affirment avoir des difficultés à dormir depuis ce soir-là.

Évoquée dès ce premier article, l'hypothèse de lanternes célestes (appelées aussi "lanternes thaïlandaises") est écartée : « Je n’ai jamais vu des ballons exécuter une « chorégraphie » comme cela !, s’exclame Maxime. À moins qu’ils n’aient été télécommandés, je ne peux vraiment pas y croire. »

Et pourtant.

Quand Stéphane Rochette rend compte de cet article sur le groupe "Zététique" de Facebook, une recherche sur « lanternes chambéry 28 juillet 2012 » permet de lever le mystère en moins de 5 minutes. Le "Festivital", un festival organisé chaque été dans le parc de Buisson Rond à Chambéry, avait lieu ce soit-là et sur la page liée à cet évènement une vidéo est déjà présente qui montre un lâcher de lanternes célestes, aux heures et dans la direction indiquées par les témoins.

Les lecteurs du Dauphiné Libéré sont-ils plus compétents que les journalistes dans la recherche d'information ?

Dès le lendemain de la publication, les commentaires ne parlent plus que de lanternes et du Festivital. Le 8 août, l'association « Ballons pirates » prend même la peine d'expliquer qu'elle est à l'origine des lâchers (et profite de l'occasion pour se faire un peu de publicité).

 

 

Une fois n'est pas coutume, le Dauphiné Libéré a donné l'explication dès le 6 août, récidivant même le 9 août. Mieux, ce même journal a fait preuve d'une prudence toute journalistique quand, dans un article du 15 août 2012, il a fait état d'observation d'ovnis dans le Vaucluse. Le titre choisi ce jour-là : « Courthézon - Ovnis ou lanternes japonaises ? ». Le journaliste y adopte un ton plus sceptique, et il a raison puisqu'une confirmation viendra dès le lendemain dans un nouvel article intitulé « Courthézon, des lanternes pas des ovnis ».

Les articles rectificatifs du quotidien n'ont pas eu le retentissement des articles originaux et, même si c'est habituel, on ne peut que le regretter. Mais le traitement de l'information par le Dauphiné Libéré, en ce mois d'août 2012, semble avoir gagné en pertinence... et de cela on peut se féliciter.

 

Nicolas Vivant

 

 




Apollo 17 : qui tient la caméra ?

Bonne question que celle posée sur le groupe Facebook "Sciences et Paranormal".

Une vidéo disponible sur Youtube montre le décollage de la mission Apollo 17 de la NASA, filmé depuis le sol lunaire. Étrangement, la caméra suit l'ascension du module alors que celui-ci s'élève. Comment expliquer cela ? Qui se trouve derrière la caméra ? Les moyens techniques des années 70 (cette mission s'est déroulée du 7 au 19 décembre 1972) permettaient-ils la réalisation d'un tel document ?

Comme souvent, il suffit de remonter à la source de l'information pour trouver l'explication. C'est aussi une excellente occasion de rappeler que de nombreux documents et données sont disponibles sur le site officiel de la NASA dédié aux missions Apollo : rapports de mission, rapports scientifiques, images, vidéos, extraits sonores et commentaires permettent de prendre la mesure du travail réalisé par les équipes de l'agence américaine.


Ainsi, il suffit de se rendre dans la galerie des vidéos Apollo et de consulter celles d'Apollo 17 pour trouver l'explication du mystère.

Sur cette page, on peut lire au sujet de ce film :
Lunar lift-off film. (Freeze-frame picture series: a visual dissection of ignition and lift-off; 395KB) The television camera was mounted on the rover which Gene parked about 145 meters east of (behind) the lunar module. The ascent stage ignites and climbs, spacecraft foil and dust flying in all directions. Ed Fendell in Houston anticipates exactly the timing of ignition, lift-off, and the rate of climb, and the camera tilts to follows the ascent. At pitchover, the throat of the ascent engine points down at the camera and its combustion is visible as a small bright light. The clip ends as Challenger reaches an altitude of 1,500 feet.

Ce qui signifie, (mal) traduit par mes soins :
Film du décollage. (Série d'images arrêtées : une décomposition visuelle de l'allumage et de l'envol; 395KB) La caméra de télévision a été montée sur le rover que Gene a stationné à environ 145 mètres à l'est du module lunaire (derrière). L'étage de retour s'allume et monte. Débris métalliques du vaisseau spatial et poussière volent dans toutes les directions. Ed Fendell à Houston anticipe exactement le moment de l'allumage, du décollage, et la vitesse de montée, et la caméra bascule et suit l'ascension. Au pitchover, la tuyère du moteur d'ascension pointe vers le bas en direction de la caméra et sa combustion est visible comme une petite lumière brillante. Le clip se termine quand Challenger atteint une altitude de 1.500 pieds.

 

Le mystère est donc résolu, et on ne peut qu'être admiratif du travail réalisé depuis le sol pour rendre compte d'un évènement aussi important.


Nicolas Vivant

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DOSSIER : L'énigme du Graal et le principe de parcimonie



Le Graal est l'objet mystérieux par excellence, le symbole même du mystère impénétrable. Dans la littérature, il apparaît au milieu d'un  cortège dans lequel beaucoup ont voulu voir un rituel sacré gardien d'un message secret à déchiffrer. Depuis son apparition à la fin du XIIè siècle, le mystère du Graal passionne les curieux, car tenter de résoudre l'énigme c'est un peu comme marcher sur les traces de ces chevaliers légendaires qui jadis parcouraient le monde afin de chercher à comprendre la signification, à décrypter le code du Graal. On comprend qu'à un mystère épais comme celui du Graal doit correspondre des hypothèses de la même épaisseur, et les chercheurs ne peuvent souvent se satisfaire d'une explication trop rationnelle ou d'un modèle trop simple, d'où ces nombreuses recherches tournées vers l'Orient mystérieux, les rites byzantins, l'Egypte d'Osiris, d'où aussi l'implication des Templiers, des Cathares, des anciens Celtes ou encore des modèles bibliques. Une théorie récente et bien connue grâce à un roman de Dan Brown, fait même du Graal le symbole de la descendance du Christ. Nous allons voir qu'au delà de ces hypothèses souvent ruineuses il existe une explication simple qui, au nom du principe de parcimonie, doit être privilégiée.


Le Conte du Graal

Le nom du Graal apparaît pour la première fois autour de 1185 dans un roman de Chrétien de Troyes dédié au Comte Philippe de Flandre et intitulé Le Conte du Graal (ou Roman de Perceval). Chrétien n'est pourtant pas le premier auteur à nous parler du roi Arthur et il est étonnant que les auteurs arthuriens tels Geoffroy de Monmouth et Wace, qui écrivent entre 1130 et 1160, ne parlent jamais du Graal. Voici comment apparaît l'objet merveilleux dans le Conte du Graal  :
« Perceval vient de livrer bataille et rentre au manoir familial lorsqu'il est bloqué par une rivière infranchissable.  Un pêcheur, qui est en fait un roi souffrant d'une invalidité, se propose de l'héberger dans son château. Perceval ne trouve d'abord pas le logis mais une tour carrée apparaît bientôt comme par magie. Le pêcheur accueille le chevalier, et tandis que les deux hommes discutent, un valet portant une lance qui saigne sort d'une chambre. Puis deux autres autres valets apparaissent, tenant deux chandeliers d'or fin de chacun dix chandelles, et la pièce qui était déjà bien claire s'en trouve encore mieux éclairée. Puis arrive une demoiselle portant « un graal » (nom commun) dans ses deux mains. Elle suit les valets et quand elle entre dans la salle, les chandelles perdent leur éclat comme la lune devant le soleil. Puis une demoiselle ferme le cortège, portant un tailloir (plateau à découper). Le passage du graal est le signal pour se mettre à table. On sert d'abord la viande que l'on découpe sur le tailloir. Puis le graal repasse et l'on sert le deuxième service. A chaque passage du graal, d'une chambre à l'autre, on sert un nouveau plat. Le repas achevé, tout le monde va se coucher. Quand Perceval se réveille le lendemain il trouve son cheval équipé et ses armes prêtes. Quant au château, il est désert ».


Qu'est ce que le Graal ?


Lorsque l'on pense au Graal l'image qui vient à l'esprit est généralement celle d'un calice contenant le sang du Christ. Ceux qui suivent le Parzifal de Wolfram von Eschenbach (c.1210) préfèrent y voir une pierre, et ceux qui ne jurent  que par le Da Vinci Code voient bien sûr le Graal sous sa forme personnifiée. Pourtant, selon Chrétien de Troyes qui est sans doute l'inventeur du Graal, l'objet est un plateau qui peut contenir des brochets, du saumon, ou des lamproies. Vers 1230, la Chronique latine d’Hélinand de Froidmont confirme que le Graal « appelé gradalis ou gradale en français, est un plat à sauce large et assez profond dans lequel la nourriture raffinée est présentée de façon cérémonielle, en différentes couches, en gradin (gradatim). Les gens du peuple l’appellent greal car il agréé (quia grata et acceptabilis). Il est fait d’argent ou d’un autre métal précieux afin de mettre en valeur son coûteux contenu ».
Chez Chrétien, il n'est donc pas question de calice ni de sang du Christ, mais le Graal est néanmoins une « sainte chose », et contient d'ailleurs une hostie qui, miraculeusement, suffit à nourrir le père du roi pêcheur. C'est aussi le Graal qui remplit les plats à la table du roi. L'objet fait donc penser, si l'on s'abstrait de sa forme, à la Corne d'Abondance des textes de l'Antiquité. Et dans les textes postérieurs au Conte du Graal, comme la Première Continuation de Perceval, il n'y a plus de doute : « Le Graal arrive aussitôt et dépose en abondance du vin et d'autres mets au gré de chacun ». 
Vers 1230 Gerbert de Montreuil nous apprend que c'est la mort qui a interrompu Chrétien de Troyes dans l'écriture du Conte du Graal et que l'auteur a donc emporté dans la tombe les clés de son œuvre. Dès 1200 d'autres romanciers vont alors tenter de décrypter le roman et user d'une grande liberté d'adaptation en fonction de leur propre lecture du texte. Robert de Boron va ainsi décrire le Graal comme le vase qui a servi à la dernière Cène, et dans lequel Joseph d'Arimathie a recueilli par la suite le sang du Christ. Quant à l'association de la lance qui saigne avec  la lance de Longin qui a percé le Christ sur la Croix, elle apparaît encore postérieurement, dans le Didot-Perceval. Ces tâtonnements ne plaident bien sûr pas en faveur d'une très ancienne tradition chrétienne du Graal.


D'autres hypothèses


L'hypothèse d'une tradition du Graal liée aux Templiers renvoie directement à Wolfram von Eschenbach qui, dans son Parzifal, fait des Templiers les gardiens du Graal. Mais les chercheurs sont pourtant unanimes à faire dériver le Parzifal du Conte du Graal, et les maladresses de Wolfram sont même édifiantes. Le Graal garni de pierres précieuses du Conte du Graal devient dans le Parzifal, sans doute par confusion, une simple pierre qui fait apparaître la nourriture et remplit les bouteilles ; l'adjectif « soustaine » attribué à une forêt devient le nom propre « forêt de Soltane » ;  et le tailloir (plateau) du cortège devient un couteau, pour ne citer que quelques exemples.
L'hypothèse cathare ne vaut pas mieux puisqu'elle dérive aussi du Parzifal. Le château du Graal y est nommé Montsalvage et a été identifié, tardivement et sur la base d'une vague ressemblance de nom, avec Monségur. La prudence est de rigueur puisque non seulement cette ressemblance est-elle loin d'être frappante mais Montsalvage n'est, de plus, que la traduction française de Wildenberg (Mont Sauvage), château situé dans l'Odenwald, près d'Amorbach, et qui appartenait justement aux  protecteurs de Wolfram von Eschenbach, les seigneurs de Dürne.
Dans ce contexte, l'hypothèse d'une origine celtique est aujourd'hui l'une des plus sérieuses même si elle montre de nombreuses faiblesses.  C.Sterckx en donne une synthèse dans sa Mythologie du Monde Celte [1], en reprenant essentiellement les travaux de R.S.Loomis.  Ainsi le roi pêcheur serait à identifier au chef celte Brân Bendigeit, puisque l'ancêtre du roi pêcheur est parfois nommé Bron (dans des textes tardifs cependant) et que Brân est parfois indiqué comme étant blessé au pied (ce qui correspondrait à l'invalidité du roi pêcheur). Quant au Graal, il serait, selon R.Bromwich, le chaudron nourricier du dieu Dagda [2], tandis que Perceval serait le Peredur des légendes galloises. Le problème posé est double. D'abord il faut noter que les données sont disparates et la théorie celtique confuse, au point que P.-Y. Lambert doit avouer qu'« on ne reconnaît guère dans le Graal le chaudron magique des légendes celtiques »[3]. Enfin, on peine à admettre que Chrétien de Troyes ait pu, à partir de la Champagne ou de l'Alsace (rien ne prouve en effet qu'il ait un jour franchi la Manche... ou même la Seine), avoir une connaissance aussi fine des traditions irlandaise et galloise. D'ailleurs comme l'écrit T.Delcourt, « l'élément celtique est marginal chez Chrétien : quelques noms de personnages ou de lieux suffisent à former un décor breton » .


Le principe de parcimonie

Certaines hypothèses sur l'origine du Graal sont donc basées sur des données peu fiables ou incomplètes, c'est le cas des hypothèses templières ou cathares. D'autres, et c'est le cas de l'origine celtique, ne respectent simplement pas le principe d'économie ou de parcimonie qui consiste à privilégier l'hypothèse la moins ruineuse. Il existe pourtant aujourd'hui une hypothèse peu coûteuse qui explique l'apparition du Graal nourricier au sein d'un château merveilleux, dont le propriétaire serait un personnage mystérieux souffrant d'une invalidité. Et qui explique aussi pourquoi Chrétien nous parle d'un chevalier rentrant chez lui après avoir montré sa valeur dans un féroce combat, et qui se trouvant bloqué par une rivière, est invité par le maître des lieux à passer la nuit dans le château merveilleux.

Il est  en effet probable que la visite de Perceval au château du Graal dans le roman de Chrétien de Troyes ne soit qu'un simple démarquage de la visite de Pirithoos au palais du dieu-fleuve Acheloos que l'on trouve décrite dans les Métamorphoses d’Ovide : Le héros Pirithoos (qui accompagne ici Thésée et Lélex) rentre chez lui quand il est bloqué par un fleuve. Il est pour cette raison invité à passer la nuit dans un mystérieux palais, par un personnage bien étrange souffrant d'une invalidité (le dieu-fleuve Acheloos), avant de voir apparaître, au beau milieu du repas, porté par une nymphe, l'objet nourricier mythique par excellence, la fameuse Corne d'Abondance qui remplit à volonté les plats sur les tables avant d'entraîner à sa suite la lumière du jour et de permettre au héros de poursuivre son chemin [5].

On note de plus que lors de cette rencontre avec Acheloos, il est fait mentions d’un arbre qui saigne, d’une coupe –  « crater » dans le texte, moyen-latin « gradalis » devenu « graal »- qui se remplit toute seule de vin, d'une jeune fille métamorphosée en pêcheur, et du père de ce pêcheur condamné à souffrir éternellement de la faim par punition divine, autant de motifs qui semblent bien avoir été repris par Chrétien de Troyes dans son célèbre roman pour créer une atmosphère fantastique.
Cette hypothèse simplissime d'un emprunt direct aux Métamorphoses d'Ovide suffit donc à expliquer la scène du Graal adoptée par Chrétien de Troyes et à justifier la plupart des détails symboliques qui entourent l'objet merveilleux. Notons pour finir qu'il n'est même pas nécessaire de supposer que le romancier champenois a pu connaître les Métamorphoses puisque, dans les années 1170, en introduction de son Cligès,  Chrétien de Troyes avoue avoir adapté quatre textes d'Ovide :  l'Art d'Aimer, les Remèdes à l'Amour et deux passages parmi les plus sanglants des Métamorphoses, l'histoire de Pelops et celle de Térée.


Goulven Péron


Notes :

[1] Claude Sterckx, Mythologie du Monde Celte, Marabout, 2009, pp.295-299.

[2] Rachel Bromwich, Trioedd Ynys Prydein, University of Wales Press, 1961,  p.cxxxiv

[3] Pierre-Yves Lambert, Les littératures celtiques, PUF, 1981, p.11.

[4] Thierry Delcourt, La littérature arthurienne, PUF, 2000, p.32.

[5] Ovide, trad. et notes Joseph Chamonard, Les Métamorphoses, GF-Flammarion, 2008, pp.219-232.

 

 

AGENDA

 

Réunion mensuelle de l'Observatoire zététique

Les réunions mensuelles de l'OZ sont ouvertes à tous. Elles ont généralement lieu les premiers lundis de chaque mois, et se déroulent à Grenoble, à l'étage de la brasserie La Table Ronde, 7 place Saint André (plan). On peut y dîner ou boire un verre, mais il n'y a aucune obligation de consommer. La réunion de l'OZ se veut un moment convivial d'échanges et de débat sur des thèmes zététiques. Alors, que vous soyez amateur de paranormal, sceptique ou « croyant », ou simplement curieux… vous êtes le bienvenu !

Au programme de la prochaine réunion, une présentation par les étudiants du CIES (Centre d'Initiation à l'Enseignement Supérieur) de l'animation qu'ils ont préparés pour la prochaine Fête de la science sur le thème de la fin du monde. Cet atelier, encadré par Florent Martin, est réalisé dans le cadre de leur monitorat de thèse.

Prochaine réunion de l'OZ
Lundi 1er octobre 2012 à partir de 20h
7 place Saint André
38000 Grenoble

 



Colloque du Gemppi : Dérives sectaires : guérisons et promesses illusoires...

Le Gemppi (Groupe d’Étude des Mouvements de pensée en vue de la protection de l'Individu), association marseillaise de prévention et d’aide aux victimes de dérives sectaires organise le samedi 29 septembre 2012 de 9h00 à 17h00 à l’Espace Éthique Méditerranéen (Hôpital de La Timone) à Marseille, un colloque intitulé « Dérives sectaires : guérisons et promesses illusoires, prophéties… Faux espoirs de sectes et conséquences pour les adeptes ».
« L'Apocalypse s'invite quand les temps sont difficiles. Il y en a eu beaucoup récemment et les organisations sectaires ont bien profité de ces prophéties alarmistes. C'est pourquoi le colloque 2012 du GEMPPI est un clin d'oeil aux soi-disant prophètes annonçant de grands bouleversements pour décembre 2012 en se basant par exemple sur le calendrier Maya. Ils profitent de cette effervescence apocalyptique pour proposer à prix d’or des stages et séminaires de préparations à ces événements hautement énergétiques annoncés. Tout cela s’associe à un discours pseudo-scientifique et pseudo médical pouvant avoir de graves conséquences pour les malades, sans parler de l’emprise et le dirigisme mental opéré par ces groupes et individus douteux. »

Le programme complet est disponible ici.


Dérives sectaires : guérisons et promesses illusoires, prophéties...
Faux espoirs et conséquences pour les adeptes

Samedi 29 septembre 2012 de 9h00 à 17h00
Espace Éthique Méditerranéen
Hôpital de La Timone
264 rue St Pierre
13005 Marseille


Inscription obligatoire en raison du nombre de places limitées, auprès du GEMPPI BP 30095 13192 Marseille Cedex 20 - Tel/fax : 04 91 08 72 22, Portable : 06 98 02 57 03 - Courriel : gemppi@wanadoo.fr

 


 

Conférence : Zététique, esprit critique, es-tu là ?

Voyance, astrologie, télépathie, magnétisme, ou encore dames blanches, fantômes et OVNI... Comment étudier scientifiquement les théories étranges ou controversées, et les phénomènes dits "paranormaux" ? L'Observatoire Zététique vous livrera les résultats de ses enquêtes, expériences et dossiers pour illustrer l'usage de la méthode scientifique sur tous ces sujets mystérieux.

Cette intervention est la dernière d'une série de quatre conférences (dont certaines sont disponibles en vidéo dans notre rubrique multimedia) et s'insère dans le cycle "Remue-méninges" organisé par la ville de Fontaine.

Mercredi 14 novembre 2012 à 20h
Hotel de ville de Fontaine,
89 mail Marcel Cachin,
38600 Fontaine


 

Retrouvez les événements sceptiques dans l’Agenda de l’OZ. Des conférences à annoncer ou des infos à diffuser ? Écrivez-nous à contact@zetetique.fr.



COPINAGE

 

La rentrée du CorteX

Du nouveau du côté du CorteX (COllectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences) qui dispose désormais d'un bureau à Grenoble, et d'un fond documentaire au 2e étage de la bibliothèque des sciences de de l'Université Joseph Fourier. Autres bonnes nouvelles : la création d'un poste de chargé de mission « Sciences, critique & société » à l'Université pour Richard Monvoisin et une flopée de nouveaux cours à Montpellier, Marseille, Grenoble et ailleurs, bref, une année qui s'annonce riche en esprit critique.
Le programme est ici.


Pour contacter le CorteX : contact@cortecs.org




CULTURE ET ZÉTÉTIQUE

 

Quatre nouvelles « chandelles » chez Book-e-book

La collection d'ouvrages critiques intitulée « Une chandelle dans les ténèbres » s'enrichit de quatre nouveaux numéros :


Comme par hasard !
Coïncidences et loi des séries…
Nicolas Gauvrit, Jean-Paul Delahaye
Éditeur : Book-e-book
66 pages - 10,45 €
Date de parution : 10 mai 2012
Les auteurs débusquent et analysent les pièges que le hasard nous tend.
En se fondant sur le bon sens et l'esprit critique ils nous donnent les outils pour nous départir d'un étonnement excessif face à la réalisation d'événements naturellement considérés comme très improbables. Pour des raisons liées à la logique de notre intelligence prompte à la détection des coïncidences, il nous arrive de voir des coïncidences là où il n'y en a pas, comme nous voyons des visages ou des formes animales dans les nuages. De plus, nos raisonnements spontanés nous conduisent à formuler des jugements faux (paradoxes des anniversaires, erreur sur le contexte, etc.), à voir, là encore, des coïncidences sans raison. Notre ignorance et notre aveuglement nous amènent aussi à interpréter de vraies co-occurrences ou concomitances résultant simplement de lois mathématiques ou physiques comme de mystérieuses mises en rapport porteuses de sens.
Sans prétention, et s'adressant à l'esprit ouvert et vigilant des lecteurs pour faire face à ce qui bien souvent devrait être considéré comme des fadaises, ce petit livre est un véritable outil de santé mentale et intellectuelle !



Horoskopos
Les bases techniques de l'astrologie
Frédéric Lequèvre
Éditeur : Book-e-book
66 pages - 10,45 €
Date de parution : 10 mai 2012
Pour les astrologues qui ne se contentent pas d'écrire des horoscopes dans la presse, et pour ceux qui les consultent, l'heure de naissance est une donnée capitale car elle détermine, pour un individu né en un lieu donné, comment les astres se répartissent au dessus de l'horizon, autrement dit, « sous quels cieux » cet individu est venu au monde.
Pourquoi la naissance est-elle si importante au regard des influences supposées des astres et de leurs conjonctions, et comment les astrologues justifient-ils ces influences ?...
Quelle est la signification des signes du zodiaque, au delà des
descriptions psychologiques souvent rencontrées dans la littérature astrologique ?...
Étant ascendant Lion, suis-je vraiment né sous les étoiles de la constellation du Lion ?...
Ascendant, conjonction, signe et zodiaque : c'est à un examen critique détaillé des bases techniques de l'astrologie que le présent ouvrage s'emploie.



L'énigme des crânes de cristal
Un mythe moderne ?
Denis Biette
Éditeur : Book-e-book
94 pages - 10,45 €
Date de parution : 22 juin 2012
Une véritable mythologie s'est constituée autour de ces artefacts insolites. On leur prête de fabuleux pouvoirs : visions du passé, du futur, pouvoirs curatifs, réceptacles d’informations, émetteurs d’énergies, etc. Les origines revendiquées ne sont pas moins extraordinaires, comme l’Atlantide ou les extraterrestres. Plus prosaïquement, on attribuait il y a peu encore certains crânes de musées au monde précolombien, aux Aztèques ou aux Mixtèques. Mais c’était sans compter sur les révélations apportées par les examens scientifiques récents… Ce qui n'empêche pas les festivals qui sont consacrés à ces crânes de cristal d'attirer fans et curieux. Car les enjeux sont toujours médiatiquement renforcés, comme avec cette prétendue légende maya qui lierait le destin de l'humanité à la réunion de 13 crânes spécifiques, ou leur « intéressement » à la « fin du monde » du 21 décembre 2012. Et, au-delà de ces particularités calendaires ou apocalyptiques, les crânes de cristal ont certainement encore de beaux jours devant eux… Mais qu'en est-il vraiment  de ces crânes et leurs fabuleux pouvoirs ? La démarche d’investigation zététique appliquée à ce dossier des crânes de cristal permet au lecteur de pouvoir accéder à un ensemble d’informations peu diffusées, ou noyées dans la masse des récits à caractère sensationnel qui foisonnent dans les ouvrages et sites Internet de sensibilité New Age. Chacun pourra ainsi se faire sa propre opinion du sujet en toute connaissance de cause, en disposant pour une fois d’informations précises parfaitement vérifiées et d’une bibliographie étoffée.



Le tombeau des idées reçues (Tome 2)
Tatoufaux
Éditeur : Book-e-book
74 pages - 10,45 €
Date de parution : 22 juin 2012
Voici donc le second opus de Tatoufaux, le livre, qui reprend là où le premier s’est arrêté. On y met à mal des croyances aussi tenaces que celles relatives à la piqûre de frelon et à la bosse des maths, à la Lune et aux courants d’air, au magnésium et à la vitamine C ou encore aux ondes négatives et au mythique Nombre d’Or. S'il est facile de lire ce deuxième « Tombeau des idées reçues », il est parfois plus difficile d'accepter la violence que représente la remise en question de nos croyances. La Fontaine disait : « chacun croit fort aisément ce qu’il craint ou ce qu’il désire ». En ce sens, la croyance est bien l’expression des émotions, une manifestation avant tout affective. L’idée reçue, est d’autant plus acceptée et entretenue qu’elle convient à nos systèmes de pensée et conforte notre tendance à la paresse intellectuelle, notamment lorsqu'elle offre une réponse simple à des questions complexes. Ce que vous propose ce second tome de Tatoufaux est un feu d'artifice de remises en question, une atomisation de certaines de nos croyances les plus tenaces. Le ménage fait dans nos têtes permettra d'y libérer de la place pour accueillir d'autres savoirs… potentiellement réfutables !


Tous ces livres peuvent être commandés sur le site www.book-e-book.com, par téléphone au 04 93 00 15 34, ou par courrier à : éditions Book-e-book - BP 80117 - 06902 Sophia Antipolis Cedex.





Petites expériences extra-sensorielles
Télépathie, voyance, hypnose... Le paranormal à l'épreuve de la science
Richard Wiseman
Traduit de l'anglais par Pierre Bertrand
Éditeur : Dunod
Collection: Oh, les Sciences !
256 pages - 16,90 €
Date de parution : mars 2012
Voulez-vous contrôler vos rêves, flotter au-dessus de votre corps, dialoguer avec les morts ou convaincre de parfaits inconnus que vous savez tout d’eux ? Il est temps de vous révéler les secrets des phénomènes paranormaux !
Richard Wiseman, montre avec humour la façon dont nos choix peuvent être orientés. Dans ce nouveau livre, il explore la science de l'impossible : télépathie, voyance, fantômes… Où l'on découvre, expériences très sérieuses à l'appui, que ces phénomènes sont en réalité liés aux incroyables pouvoirs de notre cerveau !
Sommaire Voyance. Expériences extra-sensorielles. Le pouvoir de l'esprit sur la matière. Dialogue avec les morts. Chasse aux fantômes. Prophétie. Hypnose.

L'auteur
Richard Wiseman est professeur de psychologie à l'université du Herfordshire. Il est l'auteur, entre autres, de Petit traité de bizarrologie (Dunod, 2009) et de Petites expériences extra-sensorielles (Dunod, 2010).

Extrait


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Cette newsletter a été préparée par Virginie Bagneux, Éric Bevillard, Goulven Péron, Franck Villard et Nicolas Vivant.

Mise à jour le Vendredi, 28 Septembre 2012 08:18
 
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