SOMMAIRE


 

  • Édito
  • Pêche à la Dépêche : Acupuncture et sida, médecines douces et animaux, voyance en Suisse, thermalisme inefficace, Raël condamné, journaliste harcelé, Saddam Hussein (presque) mort.
  • Dossier : Académie des Sciences, 1835-1836
  • Sources et ressources : les sites de lutte contre les sectes
  • L’agenda de l’OZ
  • Les nouvelles du site web

 


ÉDITO


 

Bonjour à tous, et bienvenue sur la newsletter de l’Observatoire Zététique. La mise-à-jour de notre site se poursuit et l’actualité du paranormal est riche en nouvelles plus ou moins désespérantes. L’équipe est plus motivée que jamais et c’est ce qui explique la parution aussi rapide d’une deuxième newsletter. Mais ne nous méprenons pas : nous ne tiendrons pas un rythme hebdomadaire. A moins que vous ne souhaitiez participer et nous faire part des nouvelles dont vous pourriez avoir connaissance. Si c’est le cas, ou pour tout autre raison, contactez-nous à l’adresse email : contact@zetetique.fr. En attendant, découvrez comment, en 1836, un OVNI vu à Cherbourg ne fut pas pris pour un véhicule d’origine inconnue et comment, en revanche, on pouvait trouver d’énormes crapauds dans les pierres à la même époque !

Bonne lecture !

La rédaction

 


PÊCHE À LA DÉPÊCHE


 

Attention : cette rubrique contient divers liens vers des articles et dossiers présentés par d’autres site web. Ils sont actifs au moment ou nous publions, mais ne le resteront probablement pas longtemps.

  • Inquiétude à Montréal. 1200 patients sont invités à subir des tests de dépistage du virus HIV après la réutilisation d’aiguilles dans une clinique du Québec qui pratiquait illégalement l’acupuncture. Suzanne Sicotte, propriétaire de la clinique, est soutenue par l’Ordre des Acupuncteurs dans ce communiqué.
  • Le boum de l’utilisation des médecines douces par les propriétaires d’animaux.
  • Trop c’est trop. La justice suisse s’intéresse aux nombreux abus de charlatans de la voyance qui utilisent des boites postales dans le pays.
  • On s’en doutait : l’efficacité du thermalisme sur les affections rhumatismales n’est pas prouvée. Il semble que maintenant, son inefficacité l’est.
  • Dominique Saint-Hilaire : Procès contre Raël gagné.
  • Un journaliste australien harcelé par une secte : Reporters sans frontière s’insurge.
  • Il y a un an, la deuxième guerre du golf commençait. Il y a 6 mois, le « sorcier officiel » de Saddam Hussein donnait une interview reprise par toute la presse mondiale et dans laquelle il affirmait qu’on trouverait l’ancien président (vrai) mort (faux) à Dhuluaiyah (faux). Au moment de sa capture, personne, évidemment, ne s’est fait l’écho de la piteuse performance du gourou.

 


DOSSIER :
Académie des sciences, 1835-1836


Les comptes-rendus des séances hebdomadaires de l’Académie des Sciences sont publiés à partir de 1835. Nous vous proposons un florilège des communications les plus amusantes, les plus insolites, et les plus étranges. Pour cette fois, les années 1835-1836.

Séance du lundi 17 août 1835.

Correspondance.
M. Fert jeune, découpeur en bois, envoie une prétendue solution de la quadrature du cercle.

Séance du lundi 23 novembre 1835.

Correspondance.
M. Paulin Ardoïn écrit qu’il envoie de Grèce, à l’adresse de M. Geoffroy Saint-Hilaire, le foetus qui fut vomi par un enfant, il y a trois ans, dans l’île de Syra.

Séance du lundi 30 novembre 1835.

Correspondance.
M. Arambert écrit qu’il a trouvé dans le parc de Mézy, une pierre d’une conformation singulière, et que l’ayant brisée, il en est sorti aussitôt un énorme crapaud qui s’est sauvé dans des ruines voisines. M. Arambert ajoute que, faisant creuser un puit dans les carrières de la ville de Meulan, il a découvert, à la profondeur d’environ quatre-vingt-dix pieds, une veine d’un métal ressemblant à de l’argent.

MÉTÉOROLOGIE – Extrait d’une lettre de M. MILLET DAUBENTON à M. ARAGO, sur un météore lumineux.
M. Millet écrit que le vendredi 13 novembre 1835, vers neuf heures du soir, par un ciel serein, on aperçut dans l’arrondissement de Belley (département de l’Ain), un brillant météore. Sa course semblait dirigée du sud-ouest au nord-est. A son apparition, il avait déjà la forme d’un globe incandescent. Au-dessus du village de Belmont, il grandit et laissa derrière lui une traînée lumineuse qui semblait avoir 3 à 4 mètres d’étendue. Il y eut alors une détonation assez forte, semblable à celle du tonnerre. Le globe éclata près du château de Lauzières. « Il se dispersa, dit M. Millet, en une infinité de globules et de rayons lumineux de couleurs variées et d’un éclat éblouissant. Le tout paraissait occuper une longueur de 60 à 80 mètres sur une largeur de 40 à 50.
M. Collon, agriculteur, allait se coucher lorsqu’il entendit la détonation. Il sortit aussitôt et vit la couverture en bois et chaume de sa grange en feu. Les remises, les écuries, les récoltes, les bestiaux, tout fut brûlé en quelques minutes.
Aucun des observateurs de ce météore igné ne suivit de l’oeil l’immense pluie de feu qu’il forma après avoir éclaté, jusque sur le toit même du fermier Collon; ainsi l’on pourrait nier que cette pluie ait été la véritable cause de l’incendie.
A un semblable doute, M. Millet répondrait que M. Collon et sa famille n’ont point d’ennemis connus dans le pays; qu’un incendiaire n’aurait certainement pas choisi une nuit aussi belle, aussi claire que celle du 13 novembre pour commettre un crime; que le feu prit simultanément sur toute la surface du toit; enfin, que peu de minutes avant la détonation, plusieurs individus, et M. Collon lui-même, étaient sortis et n’avaient rien aperçu.
Depuis l’évènement, M. Millet a cherché près de la maison, et dans les champs environnans, s’il ne trouverait pas quelque pierre d’une nature inconnue.
Il en a déjà recueilli deux, de la grosseur d’un petit oeuf, qui lui semblaient avoir ce caractère; elles sont irrégulières, anguleuses; leur pâte est grisâtre, bleuâtre, à teintes blanchâtres variées; on y distingue des pyrites; à l’air humide, elles se couvrent d’une sorte de rouille; enfin elles paraissent avoir subi un commencement de fusion, car l’extérieur est formé d’une couche mince noirâtre. »
Le phénomène décrit par M. Millet est surtout intéressant à cause de la date de son apparition. On aura remarqué, en effet, que cette date est précisément ce 13 novembre, sur lequel, dans notre précédent Compte-rendu nous avions appelé l’attention des observateurs. [Note de l’OZ : dans son CR précédent, l’Académie attirait l’attention des observateurs sur une possible pluie de météores dans la période allant du 10 au 15 novembre, les 12 et 13 étant particulièrement favorables]
L’Académie autorise M. Arago à remercier, en son nom, M. Millet de sa communication importante, et à le prier d’envoyer à Paris une des pierres qu’il a recueillies afin qu’on puisse la soumettre à l’analyse chimique.

Séance du lundi 30 novembre 1835.

Correspondance.
METEOROLOGIE – Pierre météoriques
Dans les catalogues, publiés par Chladni, des chutes de pierres atmosphériques, on ne trouve qu’un seul cas où une telle chute semble avoir eu lieu sur un navire en mer. M. Babinet à qui M. Arago faisait cette remarque, lui a remis la note suivante de M. Eyriès.
« Olaus Ericson Wilman, Suédois, entra comme volontaire en 1647, au service de la compagnie hollandaise des Indes Orientales. Il raconte qu’en mer, tandis que le navire voguait à pleines voiles, une boule qui pesait huit livres tomba sur le pont et tua deux hommes.
La relation de Wilman se trouve dans un recueil suédois imprimé en 1674, en un volume in-4 [?], à Visingsborg, île du lac Velter.
M. Babinet a trouvé dans la collection de M. Laugier, son beau-père, un échantillon de pierre météorique qui était accompagnée de cette note : « Aérolithe tombé avec explosion près de Roquefort (Amérique). Il écrasa une chaumière, tua le métayer et du bétail; il fit un trou de cinq pieds. »

Séance du lundi 8 février 1836.

LECTURES
TÉRATOLOGIE – Vomissement d’un foetus informe
M. Geoffroy-Saint-Hilaire annonce avoir reçu et déposé sur le bureau plusieurs pièces relatives au fait de naissance par vomissements (en Grêce, île de Syra) d’un foetus informe. Le Consul de France à la résidence de Syra, M. Ledhuy, a bien voulu prendre la peine de les lui adresser, ainsi que le produit vomi, lequel est déjà parvenu à Marseille et s’achemine sur Paris.
C’est un jeune garçon, Démétrius Stamatelli, qui, en juillet 1834, après six jours de douleurs atroces, succomba dans le développement de ce produit tératologique. M. Pierre Ardoïn, témoin de l’évènement, médecin à Syra et d’origine française, informa le public de cet évènement, s’y employant avec un zèle extrême, il se rendit à Nauplie et partout où l’intérêt de sa communication l’avait pu appeler, et en dernière analyse il a attaché un grand prix à faire adresser à M. Geoffroy-Saint-Hilaire les éléments qui viennent de lui parvenir.
L’expression peut être plus que pittoresque, primitivement admise, celle d’enfant-mère, pour désigner le jeune malade supposé dans l’état d’enfantement, occasionna d’abord un murmure très retentissant d’admiration, puis provoqua aussi l’incrédulité de beaucoup d’opposants.
Sur ces entrefaites, il y eut une solennelle enquête pour la vérification des faits, enquête qui eut lieu en la présence de la Démogéronsie d’Hermopolis, et dont on consigna les nombreux résultats dans un rapport très étendu, qui fut signé, ne varietur, par le secrétaire de la Nomarchie des Cyclades.
Cet acte de 18 rôles in-folio est joint aux pièces reçues; il est rédigé en langue du pays, et M. Geoffroy-Saint-Hilaire demande qu’avant son travail à intervenir sur l’enfant-mère et l’examen anatomique du produit vomi, il y ait traduction du procès-verbal d’enquête.
M. Nicolo Poulo sera prié de donner cette traduction.

Séance du lundi 15 février 1836.

Correspondance.
METEOROLOGIE – Sur un bolide observé près de Cherbourg. (Extrait d’une lettre de M. VÉRUSMOR, rédacteur du Journal de Cherbourg, à M. Arago.)
« Le 12 de ce mois, à 6 heures 27 minutes du matin, un météore lumineux, du genre des bolides, a été aperçu de Cherbourg, dans la direction de l’est. Sa forme était celle d’une grosse boule enflammée : elle paraissait à la vue simple d’un diamètre à peu près égal au disque de la lune dans son plein. Ce foyer aérien était de couleur pourpre; il jetait une lumière rougeâtre si vive que l’horizon en était comme embrasé, et qu’on aurait pu lire dans les rues et y distinguer le plus petit objet, quoiqu’il ne fit pas jour. On remarquait distinctement dans ce globe de feu une cavité très ombrée, d’où s’échappait une fumée pâle, mêlée d’étincelles. Il était entouré d’un cercle vaporeux formant une bande assez large, et dont la couleur blanchâtre n’était obscurcie sur un seul point que par la forte vapeur qu’exhalait le météore. Il paraissait n’être qu’à 2 ou 3 cents mètres au-dessus du sommet des collines sur lesquelles il passait. Dès son apparition à Cherbourg, il ne parcourait guère qu’une demi-lieue par minute, et il avait un mouvement bien marqué de rotation sur son axe; il parut même s’arrêter un instant comme s’il eût été incertain de la route qu’il devait prendre; puis il s’éloigna avec la vitesse d’un trait, produisant un léger craquement dans l’air, et fut tomber à environ douze lieues de là, près d’un marais, dans la commune d’Orval, arrondissement de Coutances, où il s’anéantit en faisant un bruit semblable à l’explosion de plusieurs pièces d’artillerie et en répandant une forte odeur sulfureuse. Dans ce rapide trajet, marqué dans l’atmosphère par un long sillon grisâtre, le météore traînait après lui une queue blanche, qui avait d’abord la largeur du diamètre du cercle vaporeux entourant le globe, et qui, se retrécissant en ligne droite pour se terminer en pointe, affectait parfaitement la figure d’un triangle isocèle (I). »

(I) A l’occasion du bolide qui a incendié une grange, près de Belley, le 13 novembre 1835, M. le docteur Mérat a déposé sur le bureau de l’Académie la note qu’on va lire. « En entendant, dans une des dernières séances de l’Académie des Sciences, la relation de l’incendie d’une grange par une étoile filante, je me suis rappelé avoir lu que celui qui consuma la grande salle du Palais de Justice, en 1618, fut causé par la chute d’une étoile enflammée, large d’un pied et haute d’une coudée, qui tomba sur ce monument le 7 mars après minuit. La mémoires du temps [?] font mention de ce fait, relaté aussi dans des notes du roman de « Notre-Dame de Paris » par M. Victor Hugo. »

Séance du lundi 14 mars 1836.

Correspondance.
M. Moncey adresse une note qui paraît être un projet de quadrature du cercle.

Séance du lundi 21 mars 1836.

LECTURES
TÉRATOLOGIE – M. Geoffroy-Saint-Hilaire annonce que le cas tératologique dont on fait grand bruit en Europe depuis deux ans sous la formule d’un foetus humain vomi par un enfant, est maintenant en sa possession. Son premier aperçu sur ce fait c’est 1° que l’objet est vraiment un foetus humain et 2° que le vomissement articulé lui parait démontré.
M. Geoffroy-Saint-Hilaire va s’occuper d’un mémoire à communiquer lundi prochain à l’Académie, où il se flatte de concilier ces deux assertions.

[Mais Geoffroy-Saint-Hilaire tombe malade et ne participe pas aux séances suivantes]

Séance du lundi 4 avril 1836

MÉMOIRES PRÉSENTÉS
TÉRATOLOGIE – Note sur le vomissement d’un foetus par un jeune grec; par M. LESAUVAGE.
(Commissaires, MM. Duméril, Flourens et Breschet.)
L’auteur de cette Note cherche à prouver que, dans toutes les observations connues d’inclusion abdominale, le foetus était enfermé dans un kyste, et ce kyste, situé vers un même point de l’abdomen, entre l’intestin colon et l’estomac; en sorte que, dans un cas, la cloison kysto-colite étant perforée par suite d’une inflammation ulcéreuse, les débris du foetus ont été rendus par les elles (cas du jeune Bissieu de Verneuil); et que, dans l’autre cas, la cloison kysto-stomacale étant perforée par suite d’une pareille inflammation, les restes du foetus ont été rendus par le vomissement (cas du jeune grec dont il est actuellement question).

[Lors de la séance du 11 avril 1836, Geoffroy-Saint-Hilaire présente un mémoire relativement long dans lequel il reprend, détaille et confirme la thèse exposée ci-dessus]

Séance du lundi 25 avril 1836.

Correspondance.
M. Moncey adresse une prétendue solution du problème de la quadrature du cercle.

Séance du lundi 30 mai 1836.

MEMOIRES ET COMMUNICATIONS DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L’ACADEMIE
PHILOSOPHIE ZOOLOGIQUE – M. Geoffroy Saint-Hilaire lit une note sur cette question : Si les êtres de la création antédiluvienne sont ou non la souche des formes animales et végétales, présentement répandues à la surface de la terre.
Voici l’analyse qui nous est remise par l’auteur :
« Ce sujet vient d’être traité avec étendue dans la Revue du Midi, imprimée à Toulouse. L’auteur, l’un des illustres professeurs de Montpellier, M. Marcel de Serres, se prononce pour la négative. Il en donne pour motifs ce principal argument qu’il ne fait que développer la pensée de nos deux grands hommes, Cuvier et Buffon.
Quant à Buffon c’est contestable. Il y a erreur non dans les termes de la citation, mais eu égard aux vues définitives de ce grand naturaliste.
Comme cela fut pour Goëthe, Buffon n’est devenu naturaliste qu’après ses quarante ans révolus, en sorte que ses premiers récits ne doivent compter qu’au titre d’une paraphrase des idées de son temps. C’est plus tard qu’il a donné les fruits de sa propre raison et de ses études synthétiques. Là seulement sont les vraies pensées de Buffon sur la nature qu’il a étudiée et comprise en s’aidant de sa théorie savante des faits nécessaires.
Or, à ce moment, Buffon s’explique tout différemment que Cuvier sur le fait, s’il y eu, oui ou non, interruption dans la succession des formations organiques.
Cela posé, l’échafaudage de M. Marcel de Serres se trouve renversé. Pour que d’aussi fâcheuses méprises au sujet de Buffon, dont il fallait plutôt expliquer que raconter les faits de la vie scientifique, cessent d’avoir lieu, on vient de donner quelques aperçus tout-à-fait neufs concernant cette gloire immense de notre France, dans l’Encyclopédie rédigée si habilement par MM. Leroux et Reynaud, au mot Buffon. Après Cuvier, qui a donné dans la Biographie Universelle une notice complète et vraiment inimitable sur Buffon, il n’y avait que quelques glanures à reproduire. »

Séance du lundi 11 juillet 1836.

METEOROLOGIE – Pluie de crapauds. Extrait d’une lettre de M. PONTUS, professeur à Cahors, à M. Arago.
Au mois d’août 1804, j’étais dans la diligence d’Albi à Toulouse : le temps était beau et sans nuages. Vers quatre heures après midi, la diligence s’arrêta pendant quelques minutes à La Conseillère (3 lieues de Toulouse), pour change de chevaux. Au moment où nous remontions en voiture, un nuage très épais couvrit subitement l’horizon et le tonnerre se fit entendre avec éclat. Le nuage devait se trouver à une grande élévation, car les gouttes d’eau qu’il laissa tomber sur nous étaient très grosses. Ce nuage creva sur la route à 60 toises environ du point où nous étions. Deux cavaliers qui revenaient de Toulouse, où nous allions, et qui se trouvèrent exposés à l’orage, furent obligés de mettre leurs manteaux pour s’en garantir; mais ils furent bien surpris et même effrayés, lorsqu’ils se virent assaillis par une pluie de crapauds! Ils hâtèrent leur marche et s’empressèrent, dès qu’ils eurent rencontré la diligence, de nous raconter ce qui venait de leur arriver. Je vis encore de petits crapauds sur leurs manteaux, qu’ils firent tomber en les secouant devant nous.
La diligence eut bientôt atteint le lieu où le nuage avait crevé, et c’est là que nous fûmes témoins d’un phénomène bien rare et bien extraordinaire. La grande route et tous les champs qui la longeaient à droite et à gauche, étaient jonchés de crapauds, dont le plus petit avait au moins le volume d’un pouce cube, et le plus grand près de deux pouces, ce qui me fit conjecturer que tous ces crapauds avaient dépassé l’âge d’un ou deux mois. J’en vis jusqu’à trois ou quatre couches superposées les unes sur les autres. Les pieds des chevaux et les roues de la voiture en écrasèrent plusieurs milliers. Certains voyageurs voulaient fermer les stores, afin de les empêcher d’entrer dans la voiture : leurs bonds devaient le faire craindre : je m’y opposai et ne discontinuai pas de les observer. Nous voyageâmes sur ce pavé vivant pendant un quart d’heure au moins; les chevaux allaient au trop. [fautes d’orthographes d’origine conservées]

Liens utiles :

  1. Qu’est ce que « la quadrature du cercle » ?
  2. Unités de mesures sous l’Ancien Régime

 


SOURCES ET RESSOURCES


Les sites de lutte contre les sectes

  • PREVENSECTES (http://www.prevensectes.com/)
    Site de Mickael Tussier maintenant géré par Mathieu Cossu. Nombreuses informations sur la plupart des sectes connues. Probablement la référence du web francophone pour ce qui concerne la lutte contre les sectes
  • UNADFI (http://www.unadfi.org)
    L’Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l’Individu. Spécialisée dans l’information sur les sectes, la prévention et l’aide aux victimes, cette association peut notamment vous aider dans vos démarches juridiques.
  • MIVILUDES (http://www.miviludes.gouv.fr)
    La Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les DÉrives Sectaires rend un rapport annuel (et très officiel) sur l’état des sectes en France. A consulter notamment quand vous avez un doute sur une organisation. Prevensectes se fait régulièrement l’écho des travaux de la mission.
  • ANTISECTES (http://www.antisectes.net)
    Le site de Roger Gonnet, ancien représentant de la scientologie à Lyon, et pourfendeur de celle-ci depuis plusieurs années.
  • ZELOHIM (http://www.zelohim.org)
    Le site de Xavier Martin-Dupont sur les raëliens et l’un des plus complets traitant de cette secte qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment.
  • FR.SOC.SECTES (http://groups.google.com/groups?q=fr.soc.sectes ou sur usenet pour ceux qui savent comme poster dans un newsgroup.)
    Pour échanger avec l’ensemble des personnes sus-citées et bien d’autres qui sont prêtes à répondre à vos questions. Forum parfois parasité par des « adeptes » de sectes plus ou moins insistants, mais intéressant pour la diversité des participants et des sujets abordés.

 


AGENDA


24/03/2004-26/03/2004
Échirolles
« La publicisation de la science »
Institut de la Communication et des Médias
Université Stendhal
11 avenue du 8 mai 1945 38130 Échirolles

01/04/2004 18:00
Lausanne
Mario Varvoglis (Institut Métapsychique International)
« Etudes expérimentales de la précognition : peut-on parler d’une mémoire du futur ? »
EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne)
Auditoire CE 2
Plus d’infos : http://psiland.free.fr/conf.html

03/04/2004 19:00 – 23:00
Grenoble
Réunion Mensuelle de l’OZ
Café-Restaurant La Cornemuse
31 rue Mortillet 38000 Grenoble


LES NOUVEAUTÉS DU SITE WEB


 

Cette semaine, 3 dossiers (numérologie, astrologie et radiesthésie), 2 publications, et la revue de presse mise à jour !

 


Cette newsletter a été préparée par Nicolas Vivant.

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POZ n°2